48* .

Je vais faire quelque chose.


Mon âme et partie sans me dire en revoir. J'essaie de faire comme si elle était toujours là. Ce n'est pas facile de faire semblant, l'âme c'est quand même ce qui habite le fond des yeux. Alors, il faut apprendre à les baisser constamment.

"Ces yeux sont des puits faits d'un million de larmes."

Et puis où est-elle partie, sans déconner? Personne n'a besoin de deux âmes, si? Alors maintenant on est deux à errer.
Serait-elle restée avec mes souvenirs? Alors ca c'est pas croyable, elle me laisse me démerder seule avec ma nostalgie, elle a la plus belle part. Revivre, c'est mieux que de vivre avec une boule de sable. C'est stérile une boule de sable, mais ca s'infiltre.


petit retour à l'écriture, c'est pas grâce à moi, . . .MERCI

# Posté le mardi 12 février 2008 17:33

Modifié le vendredi 18 avril 2008 15:22

47* Je suis un anachronisme.

Ces gens là, JACQUES BREL


D'abord il y a l'aîné
Lui qui est comme un melon
Lui qui a un gros nez
Lui qui sait plus son nom
Monsieur tellement qui boit
Ou tellement qu'il a bu
Qui fait rien de ses dix doigts
Mais lui qui n'en peut plus
Lui qui est complètement cuit
Et qui se prend pour le roi
Qui se saoule toutes les nuits
Avec du mauvais vin
Mais qu'on retrouve matin
Dans l'église qui roupille
Raide comme une saillie
Blanc comme un cierge de Pâques
Et puis qui balbutie
Et qui a l'½il qui divague
Faut vous dire Monsieur
Que chez ces gens-là
On ne pense pas Monsieur
On ne pense pas on prie

Et puis, il y a l'autre
Des carottes dans les cheveux
Qu'a jamais vu un peigne
Ouest méchant comme une teigne
Même qu'il donnerait sa chemise
A des pauvres gens heureux
Qui a marié la Denise
Une fille de la ville
Enfin d'une autre ville
Et que c'est pas fini
Qui fait ses petites affaires
Avec son petit chapeau
Avec son petit manteau
Avec sa petite auto
Qu'aimerait bien avoir l'air
Mais qui n'a pas l'air du tout
Faut pas jouer les riches
Quand on n'a pas le sou
Faut vous dire Monsieur
Que chez ces gens-là
On ne vit pas Monsieur
On ne vit pas on triche

Et puis, il y a les autres
La mère qui ne dit rien
Ou bien n'importe quoi
Et du soir au matin
Sous sa belle gueule d'apôtre
Et dans son cadre en bois
Il y a la moustache du père
Qui est mort d'une glissade
Et qui recarde son troupeau
Bouffer la soupe froide
Et ça fait des grands flchss
Et ça fait des grands flchss
Et puis il y a la toute vieille
Qu'en finit pas de vibrer
Et qu'on attend qu'elle crève
Vu que c'est elle qu'a l'oseille
Et qu'on écoute même pas
Ce que ses pauvres mains racontent
Faut vous dire Monsieur
Que chez ces gens-là
On ne cause pas Monsieur
On ne cause pas on compte

Et puis et puis
Et puis il y a Frida
Qui est belle comme un soleil
Et qui m'aime pareil
Que moi j'aime Frida
Même qu'on se dit souvent
Qu'on aura une maison
Avec des tas de fenêtres
Avec presque pas de murs
Et qu'on vivra dedans
Et qu'il fera bon y être
Et que si c'est pas sûr
C'est quand même peut-être
Parce que les autres veulent pas
Parce que les autres veulent pas
Les autres ils disent comme ça
Qu'elle est trop belle pour moi
Que je suis tout juste bon
A égorger les chats
J'ai jamais tué de chats
Ou alors y a longtemps
Ou bien j'ai oublié
Ou ils sentaient pas bon
Enfin ils ne veulent pas
Parfois quand on se voit
Semblant que c'est pas exprès
Avec ses yeux mouillants
Elle dit qu'elle partira
Elle dit qu'elle me suivra
Alors pour un instant
Pour un instant seulement
Alors moi je la crois Monsieur
Pour un instant
Pour un instant seulement
Parce que chez ces gens-là
Monsieur on ne s'en va pas
On ne s'en va pas Monsieur
On ne s'en va pas
Mais il est tard Monsieur
Il faut que je rentre chez moi.

# Posté le vendredi 04 janvier 2008 08:25

Le jour de moins

Le jour de moins
Le jour de moins.

L'aurore aux doigts moroses vint la meurtrir un peu plus du bord de l'oreiller.
Se débarrassant de cette pesanteur devenue énorme avec les années et la stupidité passive qui s'y était mêlée, elle se redressa.
Courbée pour un jour de moins.
Son sourire écorché dans une glace morte de froideur semblait réitérer une demande jusqu'ici esquivée. Un volte face imposa au sourire de glace une suspension résonnante. Il était prisonnier dans le miroir, pour un instant.
Polluée et courbée encore contre un jour de moins, elle poussa la porte. L'air lourd n'essaya pas de rentrer ni de sortir se confortant dans son éternel entre deux.
Un pas ou deux au dehors pour se diriger vers son Occupation.
Se faire place dans la masse nauséabonde des rôles donnés.
Son pied rouillé dans un mécanisme parmi d'autres cherche un passage. Enrayé.
La pluie surgie, s'infiltre, elle mouille la face décrépie de cette femme.
Celle ci s'accorde alors une véritable rébellion et lève des yeux rageurs vers la source de l'eau.
Alors, dans un effort surhumain que personne d'autre n'osera faire elle voit le ciel et le jour avec.
Des individus vêtus de couleur, chose impensable aujourd'hui, sont juchés sur les toits et les aspergent. Au dessus d'eux le ciel est bleu, des colombes grises planent très bas par peur du soleil, trop clair. L'une d'elles, curieuse de voir une face se lever vers elle arrive vivement. La femme reçoit des plumes et tombe.
Elle demeure endormie au sein du jour de moins et personne ne l'aperçoit.

# Posté le dimanche 04 novembre 2007 16:45

48 miracle

48 miracle
"J'attend un miracle."

Les miracles n'existent pas d'eux même, il faut les faire exister.

# Posté le vendredi 31 août 2007 17:01

Modifié le vendredi 31 août 2007 17:24

47 Ne pas oublier

Ne pas oublier, Mme La voyante bourrée de vodka ce que tu ne sais pas l'avenir nous le dira...
Soirée super..
47 Ne pas oublier

# Posté le vendredi 24 août 2007 08:39